Couleurs Conte 2019

2019 © Dna –  Jeudi le 27 Juin 2019 – Tous droits de reproduction réservés

Sous l’égide fédératrice de Nicole Docin-Julien, conteurs, musiciens, philosophe sont à nouveau, à l’oeuvre pour la 13ème édition de Couleurs Conte du 28 juin au 7 juillet. Afin de réenchanter le réel par le rêve, l’imagination, le partage et l’hospitalité, entre Strasbourg et Lingolsheim.

Dans l’ardente continuité de l’édition inaugurale de Couleurs Conte, Nicole Docin-Julien investit tous les territoires de la parole vive, des récits imaginaires mais si structurants, de la pensée active, de la poésie et de la musique.

Entre spectacles, conférence philosophique, conférence contée, ateliers, apéro conté, bal folk, et film, cette 13e édition s’ouvre par la création radiophonique vibrante Qui habite les songes ne meurt jamais de Nicole Docin-Julien. Une pièce écrite par Nicole Docin-Julien qui fait figure de manifeste du festival en s’ancrant dans « le sombre qui n’est pas le noir », pour reprendre les mots du poète René Char.

L’assise symbolique du conte

Entourée de Jean Lucas au trombone à coulisse et à la lutherie électronique et de Grégoire Deslandes à la lecture et au chant, la conteuse tisse une histoire où il est question de la puissance de l’écriture pour se libérer de rêves étranges, d’un jeune migrant évanoui sur une plage, de paroles ancestrales, de chemin intérieur et d’hospitalité – le 28 juin à 20 h, en l’église protestante Saint-Pierre-le-Vieux.

À travers les fécondes rencontres qu’il inspire, au gré d’heureuses fictions, de réflexions ouvertes, d’alertes parades ou de secrètes harmonies qu’il suscite, Couleurs Conte impose sa singularité.

Ainsi Venera Battiato donne voix et corps à Ballerina, une petite fille qui rêve de devenir une danseuse classique et raconte aussi comment la France s’est faite en accueillant ces enfants issus de l’immigration et en leur permettant de se réaliser – le 29 juin à 20 h, à l’auditorium de la Clinique Sainte-Barbe.

Venera Battiato libère les rêves de Ballerina. DR

Notre besoin d’histoires est impossible à rassasier affirme Jean-Jacques Fdida qui propose une rêverie promenade nourrie de contes populaires issus de la pensée juive s’efforçant de saisir le monde à travers des histoires – 2 juillet à 20 h, à l’auditorium de la Clinique Sainte-Barbe.

Avec la musicienne Khadija El Afrit, qanun, oud et chant, il réenchante des récits du Maghreb et d’Orient, à la rencontre de fellah, émirs, khalifes, sultans, beys, derviches, cheikhs.

Interroger l’altérité

D’autres histoires belges s’ébruitent à l’écoute de Geneviève Wendelski qui joue avec les mots et les chansons et nous dit tout ce que l’on a toujours voulu savoir sur le plat pays, sans avoir jamais osé le demander ; c’est drôle et facétieux – 5 juillet à 15 h, Ehpad Saint Arbogast. Cette année, le festival a choisi de soutenir le Centre Bernanos dans ses actions solidaires en faveur de jeunes réfugiés (don de 2 euros ou plus sur l’achat de billets en caisse du soir).

Delphine Noly nous fait voyager de Dakar à Kedougou, en jouant de la kora. 

La philosophe Francine Friederich interroge l’altérité alors que l’on constate que l’intolérance, le racisme ou la violence ordinaire s’affermissent partout – le 5 juillet à 20 h, à la médiathèque Olympe de Gouges.

Entre ateliers et ronde de la parole, lecture collective du Village aux quatre portes, le festival mise sur les pouvoirs de l’imaginaire, s’ouvre aux dimensions existentielles, à l’assise symbolique du conte et à son énergie protéiforme continûment renouvelée dont témoignent différentes cultures.

Veneranda PALADINO Du 28 juin au 7 juillet, entre Strasbourg et Lingolsheim. www.couleurs-conte.fr

Du 28 juin au 7 juillet, entre Strasbourg et Lingolsheim. www.couleurs-conte.fr